Un demi-jour plus tôt à la maison après un accouchement


Jusqu'à l'année dernière, les femmes pouvaient rester 4,5 jours à la maternité après leur accouchement. Pour 2015, le gouvernement fédéral a raccourci ce séjour à 4 jours. Une tendance qui se répand dans la plupart des pays occidentaux.
Selon les experts, cette hospitalisation plus courte est tout à fait raisonnable d'un point de vue médical, à condition que de bons soins postnatals soient prévus pour les femmes qui en ont besoin.

4 jours en 2015 et 3,5 en 2016
En 2015, la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, doit économiser 355 millions d'euros sur le budget de l'assurance maladie. L'une des mesures prises pour réaliser cette économie est le raccourcissement de la durée de séjour à la maternité après un accouchement sans complications. Jusqu'à l'année dernière, les mamans pouvaient rester en moyenne 4,5 jours à l'hôpital, mais en 2015, ce séjour a été raccourci d'un demi-jour. En 2016, un demi-jour sera encore retiré (3,5 jours). L'assurance maladie économisera ainsi un peu plus de 11 millions d'euros cette année.

Eventuel revers de la médaille : les jeunes parents ont moins le temps de faire connaissance avec leur bébé et d’apprendre à le soigner à l'hôpital. Un bon encadrement est très important après la naissance, surtout pour les familles vulnérables et les parents qui reçoivent peu de soutien de leur entourage proche.

Retour à la maison plus rapide après un accouchement ? Oui, mais avec des bons soins postnatals
De nombreux pays où la durée d'hospitalisation est plus courte recourent aux soins postnatals à domicile. Une bonne idée selon le KCE qui plaide pour des soins avant, pendant et après l'accouchement. Les soins à domicile doivent commencer dès la sortie de l'hôpital et chaque future maman doit avoir son plan de soins individuel et un coordinateur de soin pour l'accompagner depuis la grossesse jusqu'aux quelques jours qui suivent la sortie de maternité. L'accent doit en outre davantage être mis sur l'assistance maternelle (travail ménager, soins au bébé, garde des enfants…), très certainement pour les familles vulnérables. Les soins hospitaliers et à domicile s'enchaînent ainsi sans interruption. Pour ce faire, plusieurs prestataires de soins doivent collaborer : gynécologues, pédiatres, médecins généralistes, sages-femmes,…

C'est également une bonne manière de revaloriser la profession de sage-femme. Cela leur permettra de mieux encadrer les jeunes parents et les nouveau-nés pendant l'hospitalisation et après la sortie de l'hôpital.

Quelles sont les possibilités à l'heure actuelle ?
À l'heure actuelle, les parents peuvent compter sur les soins experts des sages-femmes pour la jeune maman, mais également pour l'enfant. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit la sage-femme comme une personne qui surveille, soigne et conseille les femmes pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum. Dans la période qui suit l’accouchement, elle prend soin de vous et de votre bébé à l’hôpital, à domicile, lors d’un retour précoce à la maison, ou même après le séjour “classique” en maternité. Elle vous conseille notamment en matière d’allaitement maternel, propose des cours de gymnastique postnatale, de rééducation périnéale…
La sécurité sociale (assurance obligatoire) rembourse intégralement les soins postnatals administrés par des sages-femmes conventionnées, c’est-à-dire appliquant les honoraires prévus dans la convention avec l’INAMI (Institut National Assurance Maladie-Invalidité).

Pour en savoir plus, consultez le site de l’Union Professionnelle des sages-femmes belges sur www.sage-femme.be.

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